Par Julia Itel - Publié le 7 juin 2022


Qu’est-ce que le Credo ?


Credo vient du latin « je crois » et est le premier mot de la déclaration de foi que chaque catholique est invité à publiquement prononcer lors de la messe

On peut donc définir le Credo comme une profession de foi qui rassemble tous les catholiques autour d’un même dogme.


Une profession de foi


La profession de foi est une déclaration personnelle d’une croyance, portée à la connaissance de tous, c'est-à-dire énoncée publiquement. Lors de la veillée pascale, où nous commémorons tous notre baptême, nous sommes appelés à exprimer publiquement notre foi dans le Christ.

C'est pour cela que le Credo est un des rares textes liturgiques écrit à la première personne du singulier : il engage chaque croyant individuellement devant Dieu.

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Credo in unum Deum


Le Credo énonce les principaux dogmes de l’Église catholique qui sont la croyance en une vision trinitaire de Dieu qui est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit, mais aussi la croyance en l’Église, au pardon des péchés et en la résurrection des morts.

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Pourquoi le Credo est-il aussi appelé « Symbole » ?


Deux versions du Credo existent : le Symbole des Apôtres et le Symbole de Nicée-Constantinople

Étymologiquement, le terme « symbole » vient du grec ancien sumbolon qui signifie « mettre ensemble ». Le sumbolon désignait un objet brisé en deux qui était ensuite partagé entre deux partenaires ; il servait alors à sceller un contrat. Ceci a permis d’attribuer au symbole le sens premier d’un engagement, d’une alliance ou d’une promesse, ce qui renvoie à l’adhésion du chrétien à la Parole de Dieu.


Le Symbole des Apôtres


Il existe donc deux versions du Credo. Le premier est celui des Apôtres et il aurait été transmis par les Apôtres eux-mêmes en témoignage de leur foi.

Je crois en Dieu, 
le Père tout-puissant, 
créateur du ciel et de la terre ; 
et en Jésus-Christ, 
son Fils unique, notre Seigneur, 
qui a été conçu du Saint-Esprit, 
est né de la Vierge Marie, 
a souffert sous Ponce Pilate, 
a été crucifié, 
est mort et a été enseveli, 
est descendu aux enfers, 
le troisième jour est ressuscité des morts, 
est monté aux cieux, 
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, 
d’où il viendra juger les vivants et les morts. 
Je crois en l’Esprit-Saint, 
à la sainte Église catholique, 
à la communion des saints, 
à la rémission des péchés, 
à la résurrection de la chair, 
à la vie éternelle. 
Amen.


Le Symbole de Nicée-Constantinople


La deuxième version utilisée est celle de Nicée-Constantinople, adoptée à la suite des deux conciles œcuméniques ayant eu lieu respectivement en 325 et 381. 

Le concile de Nicée a d’abord été convoqué pour lutter contre l’arianisme, une doctrine hérétique défendant l’idée que la nature du Père et celle du Fils ne sont pas équivalentes, ainsi que pour décider d’une profession commune de la foi. Le Symbole de Nicée-Constantinople actualise et confirme la vision trinitaire de la foi catholique.

Je crois en un seul Dieu,
le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : 
Il est Dieu, né de Dieu, 
lumière née de la lumière, 
vrai Dieu, né du vrai Dieu, 
Engendré, non pas créé, 
consubstantiel au Père, 
et par lui tout a été fait. 
Pour nous les hommes, et pour notre salut, 
il descendit du ciel ; 
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, 
et s’est fait homme. 
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, 
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. 
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, 
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. 
Il reviendra dans la gloire, 
pour juger les vivants et les morts ; 
et son règne n’aura pas de fin. 
Je crois en l’Esprit Saint, 
qui est Seigneur et qui donne la vie ; 
il procède du Père et du Fils ; 
avec le Père et le Fils, 
il reçoit même adoration et même gloire ; 
il a parlé par les prophètes. 
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. 
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. 
J’attends la résurrection des morts, 
et la vie du monde à venir. Amen.



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